dimanche 3 septembre 2023

Gilles Jamain (1925-1943)
Gilles Jamain – La jeunesse face à la barbarie

Gilles Jamain est né en 1925 à Saint-Nazaire-sur-Charente. Apprenti plâtrier, il s’engage très tôt dans la Résistance. En décembre 1941, à l’âge de seize ans, il rejoint les Francs-Tireurs et Partisans dans la région de Rochefort.

Il participe à la constitution et à l’encadrement de groupes FTP composés en grande partie de jeunes résistants. Il assure notamment la protection armée des équipes de sabotage opérant en Charente-Maritime. Il agit sous l’autorité de responsables régionaux FTP et mène certaines actions aux côtés de son beau-frère, Maurice Chupin.

Au printemps 1943, à la suite de l’arrestation d’un cadre FTP, son identité est révélée aux autorités allemandes. Gilles Jamain prend la fuite et se cache successivement à La Tremblade, Marennes et Royan, avant de tenter de rejoindre les maquis en formation en Dordogne. Le 14 mai 1943, alors qu’il attend un passage de la Charente près de Rochefort, il est dénoncé et arrêté.

Incarcéré à la prison Saint-Maurice de Rochefort, puis transféré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers, il est interrogé par les autorités allemandes. Il est condamné à mort par un tribunal militaire allemand le 26 août 1943.

Gilles Jamain est fusillé le 3 septembre 1943 à la butte de Biard, à l’âge de dix-huit ans, en même temps que plusieurs autres résistants, dont Maurice Chupin.

Son nom figure parmi ceux des jeunes résistants FTP exécutés en 1943 pour faits de Résistance en Charente-Maritime.

 


samedi 25 février 2023

Laure Gatet (1913-1943)
Laure Gatet (1913-1943) – Une agente de liaison morte en déportation

Laure Gatet naît le 19 juillet 1913 à Boussac-Bourg (Creuse). Pharmacienne et engagée dans des recherches en biochimie, elle vit à Bordeaux au moment de l’Occupation. Dès 1940, elle participe à des activités de propagande contre l’occupant avant d’intégrer, en janvier 1941, le réseau de renseignement Confrérie Notre-Dame comme agente de liaison de la France libre.

Sous couvert de déplacements professionnels et familiaux, elle assure le transport de documents et de renseignements entre la zone occupée, la zone libre et les frontières, dissimulant des papiers classifiés dans du matériel anodin. Elle est arrêtée le 10 juin 1942 lors du démantèlement du réseau CND, à la suite d’aveux obtenus sous la torture.

Détenue successivement à Bordeaux, Paris, Fresnes, Romainville puis Compiègne, elle est déportée le 24 janvier 1943 dans le convoi des 31 000 vers Auschwitz-Birkenau. Enregistrée sous le matricule 31833, affaiblie par la maladie, elle meurt au camp en février 1943. La date officielle de son décès est fixée au 25 février 1943, avec la mention « mort pour la France ».