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| M-Madeleine Fourcade (1909-1989) |
Beaucoup se résignent, certains se soumettent, quelques-uns résistent. Ce blog, j’y pensais depuis 2005 ; précisément depuis le jour des obsèques de notre grand-père Alix Olivié, lorsque j’y ai constaté l’absence de toute représentation officielle : aucun élu, aucun adjoint d'élu, aucun adjoint d'adjoint. Cette page a donc pour objet d'honorer sa mémoire, celle de notre père René Pagès, et celle de la Résistance à travers quelques figures ; des hommes et des femmes choisis sans hiérarchie.
samedi 20 juillet 2019
mardi 14 mars 2017
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| Lucie Aubrac (1912-2007) |
Lucie Aubrac – L’engagement sans concession
Lucie Aubrac, née Lucie Bernard en
1912, appartient à cette génération pour laquelle la défaite de 1940 ne fut pas
seulement militaire, mais morale. Agrégée d’histoire, enseignante, elle refuse
très tôt l’idée d’une France soumise. À Lyon, avec son mari Raymond Aubrac,
elle s’engage dans la Résistance intérieure et participe à la fondation du
mouvement Libération-Sud, l’un des plus actifs en zone non occupée.
dimanche 24 avril 2016
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| Jeannette Guyot (1919-2016) |
mardi 27 octobre 2015
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| Georges Guingouin (1913-2005) |
De caches en forêts corréziennes, Guingouin construit patiemment une résistance locale soudée : imprimeries clandestines, sabotages, constitution de groupes armés.
À partir de 1942, il multiplie les actions ciblées : destruction de machines agricoles réquisitionnées par Vichy, enlèvements de dynamite, sabotage du viaduc de Bussy-Varache, neutralisation d’un câble stratégique de la Kriegsmarine. Dans la forêt de Châteauneuf, il forme un maquis structuré, discipliné, qui devient au printemps 1944 l’une des forces les plus solides du Massif Central.
L’été 1944 marque son heure de vérité. Sa 1ère Brigade de marche limousine, environ mille hommes, tient tête le 9 juin à la division SS Das Reich. Puis, au Mont Gargan, elle résiste plus d’une semaine à une offensive allemande acharnée. Les pertes sont lourdes, mais Guingouin devient une figure centrale de la résistance limousine. Le 3 août, il est nommé chef départemental FFI, à la tête de près de 8 000 combattants.
C’est lui qui négocie – fait rare – la reddition d’une partie de la garnison allemande de Limoges, le 21 août 1944. Grâce à une manœuvre audacieuse et à l’appui d’une mission interalliée, la ville est libérée sans les destructions redoutées. Au lendemain de la Libération, Guingouin administre l’ordre public, organise les contingents rejoignant le front et devient brièvement maire de Limoges (1945-1947).
Mais la paix apporte ses propres tempêtes. En désaccord avec sa hiérarchie depuis la guerre, il est exclu du Parti communiste et bientôt victime d’une affaire judiciaire qui le mène en prison avant son acquittement – affaire aujourd’hui reconnue comme une injustice politique. Guingouin reprend finalement sa vie d’instituteur dans l’Aube, loin du tumulte limousin.
Retiré de l’armée avec le grade de lieutenant-colonel honoraire, il publie plusieurs ouvrages, témoignant de son parcours singulier. Mort en 2005, inhumé à Saint-Gilles-les-Forêts, il demeure l’une des grandes figures de la Résistance rurale, parfois oubliée, mais souvent qualifiée – à juste titre – de « premier maquisard de France ».
dimanche 16 novembre 2014
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| Hélène Nebout (1917-2014) |
Mais pour elle, la guerre ne s’arrête pas à l’été 1944. Nebout rejoint le front de l’Atlantique, où les dernières garnisons allemandes refusent de se rendre. Elle combat dans la poche de Royan, puis sur l’île d’Oléron. Sans transition, elle passe de la clandestinité à l’affrontement en uniforme, poursuivant la lutte jusqu’aux ultimes combats sans chercher ni carrière politique ni mise en scène médiatique.
lundi 7 juillet 2014
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| Georges Mandel (1885-1944) |
« Vous craignez pour moi parce que je suis juif. C’est justement parce que je suis juif que je ne partirai pas. »
Mandel l’avait compris. L’histoire lui a donné raison.
mardi 1 avril 2014
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| Robert Lynen (1920-1944) |






